géopolitique.

Publié le par thierry aprile

 

Une partie des thèmes au programme du cycle III relèvent d'une problématique géopolitique. On entend par géopolitique la façon dont un pouvoir, un fait, une idée... s'inscrit dans un territoire.

 

Un certain nombre de sujets relèvent de cette dynamique géopolitique :

  • La romanisation de la Gaule s'intéresse à la façon dont "la" Gaule a été intégrée dans l'Empire romain, et donc la façon dont l'Empire romain a étendu son pouvoir sur cette région.
  • La christianisation du monde gallo-romain s'intéresse à la façon dont les populations de ce monde se sont  et/ou ont été converties à la religion nouvelle, devenue religion officielle de l'Empire à la fin du IVe siècle, après avoir été persécutée puis tolérée.
  • Conflits et échanges en Méditerranée : les Croisades. Il s'agit d'étudier comment deux ensembles géopolitiques en expansion, le monde chrétien latin à l'Ouest, le monde arabo-musulman à l'Est et au Sud se rencontrent en Méditerranée, ce qui génére des conflits (les "Croisades"), mais aussi des échanges (commerciaux, intellectuels et culturels).
  • Le temps des Découvertes et des premiers Empires coloniaux : après une phase de "découverte" et d'exploration, l'installation de la puissance des royaumes européens sur le continent américain relève elle aussi d'une problématique impériale et plus spécifiquement coloniale.
  • La traite des noirs et l'esclavage oblige à réfléchir à la façon dont un trafic transatlantique a modifié en profondeur les sociétés maritime d'Europe occidentale à l'initiative du processus, les sociétés d'Afrique occidentale où s'effectue le prélèvement en "bois d'ébène", les sociétés esclavagistes d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.

 

Chacun de ces sujets met l'accent sur des phénomènes de circulation, d'échange et de diffusion et ses vecteurs techniques, politiques, économiques, culturels.... Ils sont l'objet ces dernières années d'un renouveau historiographique dans le cadre de l'histoire mondialisée. Longtemps, en effet les historiens se sont intéressés, pour traiter de la problématique impériale, et la majorité des sources les y incitaient, à la question vue du côté des vainqueurs, des conquérants... Ils s'intéressent aujourd'hui davantage à la vision des vaincus, ce qui donne une histoire plus complexe et plus riche : on fait désormais droit aux réactions diverses de ceux sur qui s'impose la domination.

Pour comprendre la christianisation, il convient de la même façon de s'intéresser non pas seulement à la diffusion de la religion, mais aussi à sa réception par les populations concernées, qui vient en retour modifier les caractéristiques du message religieux.

Publié dans M1 HISTOIRE

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