Exemples de petites questions: Gaulois / Christianisation

Publié le par Véronique Mainguy

LES GAULOIS SONT ILS DES BARBARES ?

Qui sont les Gaulois ?

Barbare : déf° et extension du terme

 

 

Une vision partielle et partiale dès l’Antiquité puis relayée par des stéréotypes jusqu’au XIXème siècle

 

 

 

 

 

 

A considérer avec un regard critique

 

 

 

 

 

Une meilleure connaissance des Gaulois grâce à de nouvelles sources…

qui permettent de nuancer leur image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

Celtes migrant depuis Europe de l’est vers l’ouest à l’âge du fer à partir de - 750 (Halstatt), connus essentiellement par des sources écrites gréco-latines.

Barbare pour les Romains : ceux qui ne parlent par le grec ni le latin. Terme qui devient péjoratif (non civilisé, violent…): à discuter

 

Rome pillée par des celtes en – 390 (victoire de Brennus) = traumatisme des Romains et image négative véhiculée par auteurs gréco-latins

 

 

 

Caractéristiques des gaulois : apparence hirsute, comportements brutaux et irrationnels…

 

Au XIXème : image valorisée du guerrier gaulois

Au XXème : caricature du gaulois batailleur et glouton dans Astérix

 

Préjugés romains face à ce qui est différent, une valorisation des romains plus policés ( ?)

Des erreurs : le vin est encore très peu consommé en Gaule car très couteux, sacrifices humains non avérés sauf peut-être tout début de la période…

Propagande de César : les Gaulois sont redoutables et il en a triomphé !

Propagande fin XIXème : la revanche contre l’Allemagne par la valorisation des Gaulois résistants à l’envahisseur

 

Archéologie aérienne: structures de fermes gauloises. Etude des pollens : pas de Gaule recouverte de forêt. Fouilles des oppida : Un habitat urbain qui apparait avant la conquête romaine

Un pays prospère : agriculture céréalière, élevage (salaisons), un artisanat de qualité : bijoux, armes, charronnerie, matériel agricole

 

Une société organisée politiquement (des « cités » dirigées par les grandes familles de la noblesse, des magistrats ou vergobrets) mais divisée en plusieurs peuples.

 

Une culture élaborée : Les druides connaissent l’écriture,  la médecine, l’astronomie, un système de croyances élaboré (réincarnations, polythéisme)

 

Des liens avec le monde gréco-romain : Commerce dès premier âge du fer 

Une influence politique : monnaies gauloises sur le modèle gréco-romain

Des alliances avec Rome : les Eduens. Des gaulois mercenaires dans armées romaines

 

Pas des barbares même s’ils ont des comportements violents (rites sur les cadavres ennemis) et si les apports romains seront décisifs (civilisation urbaine, écriture, droit…)

Nécessité de prendre de la distance pour enseigner ce thème

 

 

 

 

 

Strabon : auteur grec (Ier s. av JC – 1er s)

Jules César, Tite-live : auteurs romains (Id.)

César mieux renseigné : « Guerre des Gaules » - 58 - 52

 

Cheveux longs et barbes, gloutonnerie et ivresse, sacrifices humains, combats nus..

Fouilles du site d’Alesia sous Napoléon III

Banquets en fin de BD

 

Habit cousus (braies) et non drapés (toges), barbus et non imberbes…

 

 

 

 

 

Bibracte chez les Eduens

 

 

« moissonneuse gauloise », bracelets : torques

 

Diviciacos, druide des Eduens, vergobret, qui a rencontré Cicéron

 

 

 

 

Vase grec de Vix, liens avec Marseille (colonie grecque - 600), pièce de Vercingétorix à l’effigie d’Apollon

 

Site de Ribemont sur Ancre (Somme) : sanctuaire avec ossements outragés et absence des crânes


LA CHRISTIANISATION DE LA GAULE

Présentation du sujet : caractéristiques de la christianisation en Gaule

 

 

Une christianisation qui commence plus tardivement : IIème – IIIème siècles

 

 

 

 

 

 

 

 

IVème Vème siècles : Des Chrétiens gaulois qui résistent à l’hérésie, deviennent plus nombreux et s’organisent

 

 

 

 

 

 

 

VIème – VIIIème siècles : L’Eglise alliée du pouvoir mérovingien et facteur de stabilité, d’unité.

 

 

 

 

 

Conclusion

La Christianisme s’est développé et a triomphé plus tôt dans le bassin oriental de la Méditerranée. Incompréhension des Romains face à cette nouvelle religion et persécutions sporadiques (Dioclétien – IIIème siècle) -  Empire officiellement chrétien : 380

Gaule tardivement et lentement christianisée et avec de nombreux obstacles, plus qu’ailleurs ?

 

En Gaule gallo-romaine : culte impérial + maintien des pratiques polythéistes gauloises

 

IInd siècle seulement : apparition du Christianisme dans les villes du sud, particulièrement de la vallée du Rhône, car propagée par des commerçants venus d’Orient.

 

Comme dans le reste de l’Empire : hostilité d’une part de la population face à cette religion étrange : monothéiste donc exclusive, prêchant l’amour du prochain, pratiquant des rites mystérieux.

Persécutions ponctuelles : en 177 à Lyon.

 

Les campagnes résistent et conservent les rites anciens : magie, cultes gaulois

 

Une hérésie progresse dans l’empire au IVème siècle : l’arianisme (conteste le dogme de la Trinité).En Gaule, les évêques Hilaire (Poitiers) et Martin (Tours) restent fidèles à la foi romaine.

Ces deux grands saints fondent les 1ers monastères.

Le nombre des Chrétiens augmente dans les villes. Les évêques y sont élus dans le cadre des cités.

Dans les campagnes : action évangélisatrice de St Martin puis d’autres évêques qui « christianisent » les pratiques païennes.

 

Les peuples germaniques qui envahissent l’Europe de l’Ouest au Vème siècle sont ariens sauf les Francs restés païens. Conversion de Clovis (baptême vers 496 -506, rôle de Clotilde, St Rémi évêque de Reims) au christianisme romain = appui des évêques, du pape et de l’aristocratie gallo-romaine.

 

Les successeurs de Clovis conservent le soutien de l’Eglise : Dagobert encourage le culte de St Denis près de Paris.

La société est en bonne voie de christianisation : basiliques en ville, lieux de pèlerinage, fondations de paroisses rurales, surtout multiplication des monastères

 

Dans le contexte d’affaiblissement du pouvoir central avec les derniers Mérovingiens, l’Eglise est un facteur de stabilité et de conservation de la culture antique : langue latine, copie…

 

Les Carolingiens maintiendront l’alliance avec l’Eglise. Charlemagne créera un empire franc et chrétien : Christianisme = base de la construction de la France. Société médiévale profondément chrétienne même si dans les campagnes, survivances longtemps de pratiques païennes sous « vernis » chrétien.

 

Voyages de St Paul

 

Conversion de Constantin 312

 

 

Magistrats gaulois avec charges religieuses : flamines. Sanctuaires gaulois : les fana

Syncrétisme : Apollon Borvo, dieu guérisseur

 

Source : Eusèbe de Césarée qui rapporte une lettre de la communauté des chrétiens de Lyon : Martyre de Blandine et l’évêque Pothin,

 

312 : concile d’Arles : seulement 16 évêques gaulois

 

 

Monastère de Ligugé près de Poitiers : 360

 

 

St Germain – Auxerre

Noël

 

 

Biographe de Clovis : Grégoire, évêque de Tours

 

Son 1er ministre St Eloi : évêque de Noyon

 

Pèlerinage au tombeau de St Matin à Tours

Abbaye de Jumièges - Règles de St Benoit (Italie) ou de St Colomban (Irlande)

 

 

 

Charles « martel » contre les musulmans (Poitiers 732)

Sacre à Rome - 800


Publié dans M1 HISTOIRE

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