LES GAULOIS SONT ILS DES BARBARES ?
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Qui sont les Gaulois ? Barbare : déf° et extension du terme
Une vision partielle et partiale dès l’Antiquité puis relayée par des stéréotypes jusqu’au XIXème siècle
A considérer avec un regard critique
Une meilleure connaissance des Gaulois grâce à de nouvelles sources… qui permettent de nuancer leur image
Conclusion |
Celtes migrant depuis Europe de l’est vers l’ouest à l’âge du fer à partir de - 750 (Halstatt), connus essentiellement par des sources écrites gréco-latines. Barbare pour les Romains : ceux qui ne parlent par le grec ni le latin. Terme qui devient péjoratif (non civilisé, violent…): à discuter
Rome pillée par des celtes en – 390 (victoire de Brennus) = traumatisme des Romains et image négative véhiculée par auteurs gréco-latins
Caractéristiques des gaulois : apparence hirsute, comportements brutaux et irrationnels…
Au XIXème : image valorisée du guerrier gaulois Au XXème : caricature du gaulois batailleur et glouton dans Astérix
Préjugés romains face à ce qui est différent, une valorisation des romains plus policés ( ?) Des erreurs : le vin est encore très peu consommé en Gaule car très couteux, sacrifices humains non avérés sauf peut-être tout début de la période… Propagande de César : les Gaulois sont redoutables et il en a triomphé ! Propagande fin XIXème : la revanche contre l’Allemagne par la valorisation des Gaulois résistants à l’envahisseur
Archéologie aérienne: structures de fermes gauloises. Etude des pollens : pas de Gaule recouverte de forêt. Fouilles des oppida : Un habitat urbain qui apparait avant la conquête romaine Un pays prospère : agriculture céréalière, élevage (salaisons), un artisanat de qualité : bijoux, armes, charronnerie, matériel agricole
Une société organisée politiquement (des « cités » dirigées par les grandes familles de la noblesse, des magistrats ou vergobrets) mais divisée en plusieurs peuples.
Une culture élaborée : Les druides connaissent l’écriture, la médecine, l’astronomie, un système de croyances élaboré (réincarnations, polythéisme)
Des liens avec le monde gréco-romain : Commerce dès premier âge du fer Une influence politique : monnaies gauloises sur le modèle gréco-romain Des alliances avec Rome : les Eduens. Des gaulois mercenaires dans armées romaines
Pas des barbares même s’ils ont des comportements violents (rites sur les cadavres ennemis) et si les apports romains seront décisifs (civilisation urbaine, écriture, droit…) Nécessité de prendre de la distance pour enseigner ce thème |
Strabon : auteur grec (Ier s. av JC – 1er s) Jules César, Tite-live : auteurs romains (Id.) César mieux renseigné : « Guerre des Gaules » - 58 - 52
Cheveux longs et barbes, gloutonnerie et ivresse, sacrifices humains, combats nus.. Fouilles du site d’Alesia sous Napoléon III Banquets en fin de BD
Habit cousus (braies) et non drapés (toges), barbus et non imberbes…
Bibracte chez les Eduens
« moissonneuse gauloise », bracelets : torques
Diviciacos, druide des Eduens, vergobret, qui a rencontré Cicéron
Vase grec de Vix, liens avec Marseille (colonie grecque - 600), pièce de Vercingétorix à l’effigie d’Apollon
Site de Ribemont sur Ancre (Somme) : sanctuaire avec ossements outragés et absence des crânes |
LA CHRISTIANISATION DE LA GAULE
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Présentation du sujet : caractéristiques de la christianisation en Gaule
Une christianisation qui commence plus tardivement : IIème – IIIème siècles
IVème Vème siècles : Des Chrétiens gaulois qui résistent à l’hérésie, deviennent plus nombreux et s’organisent
VIème – VIIIème siècles : L’Eglise alliée du pouvoir mérovingien et facteur de stabilité, d’unité.
Conclusion |
La Christianisme s’est développé et a triomphé plus tôt dans le bassin oriental de la Méditerranée. Incompréhension des Romains face à cette nouvelle religion et persécutions sporadiques (Dioclétien – IIIème siècle) - Empire officiellement chrétien : 380 Gaule tardivement et lentement christianisée et avec de nombreux obstacles, plus qu’ailleurs ?
En Gaule gallo-romaine : culte impérial + maintien des pratiques polythéistes gauloises
IInd siècle seulement : apparition du Christianisme dans les villes du sud, particulièrement de la vallée du Rhône, car propagée par des commerçants venus d’Orient.
Comme dans le reste de l’Empire : hostilité d’une part de la population face à cette religion étrange : monothéiste donc exclusive, prêchant l’amour du prochain, pratiquant des rites mystérieux. Persécutions ponctuelles : en 177 à Lyon.
Les campagnes résistent et conservent les rites anciens : magie, cultes gaulois
Une hérésie progresse dans l’empire au IVème siècle : l’arianisme (conteste le dogme de la Trinité).En Gaule, les évêques Hilaire (Poitiers) et Martin (Tours) restent fidèles à la foi romaine. Ces deux grands saints fondent les 1ers monastères. Le nombre des Chrétiens augmente dans les villes. Les évêques y sont élus dans le cadre des cités. Dans les campagnes : action évangélisatrice de St Martin puis d’autres évêques qui « christianisent » les pratiques païennes.
Les peuples germaniques qui envahissent l’Europe de l’Ouest au Vème siècle sont ariens sauf les Francs restés païens. Conversion de Clovis (baptême vers 496 -506, rôle de Clotilde, St Rémi évêque de Reims) au christianisme romain = appui des évêques, du pape et de l’aristocratie gallo-romaine.
Les successeurs de Clovis conservent le soutien de l’Eglise : Dagobert encourage le culte de St Denis près de Paris. La société est en bonne voie de christianisation : basiliques en ville, lieux de pèlerinage, fondations de paroisses rurales, surtout multiplication des monastères
Dans le contexte d’affaiblissement du pouvoir central avec les derniers Mérovingiens, l’Eglise est un facteur de stabilité et de conservation de la culture antique : langue latine, copie…
Les Carolingiens maintiendront l’alliance avec l’Eglise. Charlemagne créera un empire franc et chrétien : Christianisme = base de la construction de la France. Société médiévale profondément chrétienne même si dans les campagnes, survivances longtemps de pratiques païennes sous « vernis » chrétien.
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Voyages de St Paul
Conversion de Constantin 312
Magistrats gaulois avec charges religieuses : flamines. Sanctuaires gaulois : les fana Syncrétisme : Apollon Borvo, dieu guérisseur
Source : Eusèbe de Césarée qui rapporte une lettre de la communauté des chrétiens de Lyon : Martyre de Blandine et l’évêque Pothin,
312 : concile d’Arles : seulement 16 évêques gaulois
Monastère de Ligugé près de Poitiers : 360
St Germain – Auxerre Noël
Biographe de Clovis : Grégoire, évêque de Tours
Son 1er ministre St Eloi : évêque de Noyon
Pèlerinage au tombeau de St Matin à Tours Abbaye de Jumièges - Règles de St Benoit (Italie) ou de St Colomban (Irlande)
Charles « martel » contre les musulmans (Poitiers 732) Sacre à Rome - 800 |
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