Extrait I.O. : La Préhistoire : Les premières traces de vie humaine
Niveau :
-Si découpage classique sur les trois années : Début CE2, après rappel structuration du
temps
-Si programmation spiralaire (vue d’ensemble de tout le programme en CE2, reprise chronologique en CM) :
CM1
OBJECTIFS GENERAUX
Identifier et caractériser simplement une des grandes périodes qui sera étudiée au collège. Donner des
repères communs.
Repérer les premières traces de vie humaine : ce que nous savons, des hypothèses qui
évoluent.
OBJECTIFS NOTIONNELS :Evolution, être humain, temps très long de la Préhistoire, critères de l’hominisation
OBJECTIFS FACTUELS
Vocabulaire : Paléolithique, Hominidés, Homo sapiens, archéologue
Personnages : Tautavel (-500 000), Toumaï
Lieu : Afrique
Date : - 3 millions d’années environ
OBJECTIFS DE SAVOIR-FAIRE
-Développer l’observation (doc 3, 4, 5)
-Relever des informations dans un texte (légendes doc 3 et
4)
-Eventuellement, compléter une frise (Compliqué en CE2, la faire très simple. Pour le temps très long,
utiliser une frise avec de nombreux « méandres »)
-Repérer les lieux sur un planisphère
PISTES D’EXPLOITATION
Dans ce dossier, nous laisserons de côté les documents 1, 2 et 6 qui nous paraissent trop complexes, surtout
en CE2.
Notre séance s’appuiera sur l’exploitation des documents 3, 4, 5 et 7 pour proposer aux élèves de travailler
autour de la problématique : Qui furent les premiers hommes ? Quelles traces nous ont-ils laissé ?
·Les pré-requis :
Les élèves ont déjà découvert le travail des archéologues au cours de la séance précédente. [Ils savent que
la Préhistoire est la période la plus ancienne du passé de l’humanité et qu’elle nous est connue par des vestiges que les archéologues cherchent en faisant des fouilles].
·Le recueil des représentations :
-On peut interroger les élèves sur leurs conceptions de l’origine des hommes : la phrase « l’homme
descend du singe » est une réponse creuse mais fréquente qui témoigne d’une vulgarisation excessive du darwinisme. On peut éventuellement
s’appuyer sur une caricature (doc 2) et l’extrait de la bible (doc 1) sans insister.
-On peut faire émerger une représentation fausse mais fréquente des hommes préhistoriques affrontés aux
dinosaures en posant la question : « D’après vous, les hommes ont-ils pu rencontrer les dinosaures ? » ou en utilisant une image extraite d’album (« Rahan »), du
cinéma (« Jurassic park »)
·En classe entière, on présente le document 5 et on décrit les 5 espèces humaines : Taille, bipédie, vêtements, outils…Puis on pose la question : « Est-ce
que les H. habilis et les H. ergaster auraient pu se rencontrer ? » = Montrer que l’humanité n’a pas une origine unique, que son évolution n’est pas linéaire contrairement à une
représentation fréquente, et que certaines espèces ont donc pu coexister. Mais toutes les espèces se sont éteintes sauf sapiens, notre
ancêtre.
·Travail en autonomie sur les documents 3 et 4
Une moitié de la classe travaille sur le doc 3 et l’autre sur le doc 4. Chacun doit répondre à des questions
portant sur
-Description du crâne
-Date et lieu de la trouvaille
-Datation du crâne
·Mise en commun : à partir des réponses des élèves, l’enseignant complète deux colonnes au tableau.
- On compare les crânes et leurs datations: Le crâne n°3 est le plus abîmé, il parait plus petit :
il est beaucoup plus ancien. On peut envisager de mettre en parallèle la taille du cerveau et la capacité à développer une pensée élaborée. On peut s’appuyer aussi sur la légende qui nous apprend
que c’est un bipède et aborder les critères de l’hominisation.
On ne peut situer le crâne n°3 sur le doc 5 = il n’y apparait pas car il n’appartient pas à l’espèce
humaine. C’est un des premiers hominidés.Le crâne n°4 y apparait : c’est un Homo sapiens = notre espèce
- On localise les lieux sur un planisphère : Afrique (le plus ancien = Afrique certainement
« berceau de l’humanité »), France en Europe (= Sapiens est sorti d’Afrique et a émigré dans le reste du monde)
- Date des trouvailles : 2001 donc découverte récente qui a fait changer les hypothèses sur les premiers
hominidés (à cette occasion, on peut évoquer Lucy car des élèves en ont peut-être entendu parler : Toumaï est deux fois plus vieux que Lucy).
·Par deux : on demande aux élèves de trouver des idées pour expliquer la présence du trou dans le crâne n°4
Hypothèses : Accident ? Blessure ? Mortelle ou non ? Opération médicale ? On aura
alors enlevé une partie de la légende du document, que l’on lira lors de l’échange des hypothèses en montrant qu’on peut apprendre des choses (« preuve » mais qu’on est pas certain de
tout (« on ne sait pas »)
·Pour conclure, on pourra, si on a le temps, lire ensemble le doc 7 : difficultés d’interprétations des préhistoriens, traces qui disparaissent complètement
(poils…)
·La trace écrite sera un résumé construit collectivement avec les élèves :
La Préhistoire est une période très longue. Elle débute lorsque les premiers hominidés vivent en Afrique
(Ex : Toumaï). Plusieurs espèces humaines existent ensuite jusqu’à l’homo sapiens, notre ancêtre (doc 5). On les connaît grâce aux vestiges qui sont conservés et à partir desquels les
Préhistoriens se posent des questions.
On peut éventuellement distribuer une version simplifiée du doc 5 et la compléter en écrivant les noms des
espèces humaines.
A l’oral : pour annoncer la séance suivant sur les modes de vie au paléolithique, on peut
demander : « Connaissez-vous d’autres vestiges ? » : outils, armes…
Cette séance peut fournir l’occasion
d’une sortie au musée du Jardin des plantes (galerie de l'évolution) ou au musée de l'Homme
OBJECTIFS TRANSVERSAUX
Maîtrise de la langue :
Lire/dire/écrire
-Ecrire ensemble la trace écrite
-Lire un tableau chronologique
-Emettre des hypothèses
-Comprendre un texte court (doc 7)
Education civique : organiser un petit débat sur les critères
de l’humanité, les différences entre l’homme et l’animal.
INTERDISCIPLINARITE
Géographie
Nommer les continents les premiers peuplés,
tracer des flèches représentant les migrations des premières espèces humaines
Sciences
Comparer les deux crânes et mettre en évidence les différences (le front, volume boîte crânienne : en
rapport avec développement de la pensée ?) /ressemblances (yeux, dents…) entre les hominidés et les Homo sapiens.
Mathématiques
Savoir écrire les nombres, comparer, ranger, encadrer les nombres
EPS
Représenter la Préhistoire par le plus grand saut en longueur possible, l’histoire par le plus petit pas
possible
Littérature
Etudier des textes qui présentent l’origine des hommes (ici, le doc 1à compléter avec des textes issus de
différentes mythologies)
Etudier un albim de littérature de jeunesse : Ex : Album "Cromignon" Ecole des Loisirs,
1999
La culture humaniste des élèves dans ses dimensions historiques, géographiques, artistiques et civiques se nourrit aussi des premiers éléments
d’une initiation à l’histoire des arts. La culture humaniste ouvre l’esprit des élèves à la diversité et à l’évolution des civilisations, des sociétés, des territoires, des faits religieux et des
arts ; elle leur permet d’acquérir des repères temporels, spatiaux, culturels et civiques. Avec la fréquentation des œuvres littéraires, elle contribue donc à la formation de la personne et du
citoyen.
L’histoire et la géographie donnent des repères communs, temporels et spatiaux, pour commencer à comprendre l’unité et la complexité du monde.
Elles développent chez les élèves curiosité, sens de l’observation et esprit critique. Les travaux des élèves font l’objet d’écrits divers, par exemple des résumés et frises chronologiques, des
cartes et croquis.
Les objectifs de l’enseignement de l’histoire et de la géographie au cycle 3 s’inscrivent dans l’ensemble des connaissances et des compétences
que les élèves acquièrent progressivement au cours de la scolarité obligatoire.
Les pratiques artistiques individuelles ou collectives développent le sens esthétique, elles favorisent l’expression, la création réfléchie, la
maîtrise du geste et l’acquisition de méthodes de travail et de techniques. Elles sont éclairées, dans le cadre de l’histoire des arts, par une rencontre sensible et raisonnée avec des œuvres
considérées dans un cadre chronologique.
HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE
Histoire
L’étude des questions suivantes permet aux élèves d’identifier et de caractériser simplement les grandes périodes qui seront étudiées au collège.
Elle s’effectue dans l’ordre chronologique par l’usage du récit et l’observation de quelques documents patrimoniaux. Il ne s’agit donc, en aucune façon, de traiter dans tous leurs aspects les
thèmes du programme mais seulement de s’assurer que les élèves connaîtront les personnages ou événements représentatifs de chacune de ces périodes. Les événements et les personnages indiqués
ci-dessous en italique constituent une liste de repères indispensables que le maître pourra compléter en fonction de ses choix pédagogiques. Jalons de l’histoire nationale, ils forment la base
d’une culture commune. Ces repères s’articuleront avec ceux de l’histoire des arts.
La Préhistoire
Les premières traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts de l’agriculture, l’apparition de l’art.
L’homme de Tautavel il y a près de 500 000 ans ; Lascaux il y a 17 000 ans.
L’Antiquité
Les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain.
Jules César et Vercingétorix ; 52 avant notre ère : Alésia.
Le Moyen Âge
Après les invasions, la naissance et le développement du royaume de France.
Les relations entre seigneurs et paysans, le rôle de l’Église.
Conflits et échanges en Méditerranée : les Croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’Islam.
La guerre de Cent Ans.
496 : baptême de Clovis ; 800 : couronnement de Charlemagne ; 987 : Hugues Capet, roi de France ; Saint Louis ; Jeanne d’Arc.
Les Temps modernes
Le temps des Découvertes et des premiers empires coloniaux, la traite des Noirs et l’esclavage.
La Renaissance : les arts, quelques découvertes scientifiques, catholiques et protestants.
Louis XIV un monarque absolu.
Les Lumières.
Gutenberg ; 1492 : Christophe Colomb en Amérique ; François Ier ; Copernic ; Galilée ; Henri IV et l’édit de Nantes ; Richelieu ; Louis XIV,
Voltaire, Rousseau.
La Révolution française et le XIXème siècle
La Révolution française et le Premier empire : l’aspiration à la liberté et à l’égalité, la Terreur, les grandes réformes de Napoléon
Bonaparte.
La France dans une Europe en expansion industrielle et urbaine : le temps du travail en usine, des progrès techniques, des colonies et de
l’émigration.
L’installation de la démocratie et de la République.
Louis XVI ; 14 juillet 1789 : prise de la Bastille ; 26 août 1789 : Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ; 21 septembre 1792 :
proclamation de la République ; 1804 : Napoléon Ier, empereur des Français ; 1848 : suffrage universel masculin et abolition de l’esclavage ; 1882 : Jules Ferry et l’école gratuite, laïque et
obligatoire ; Pasteur ; Marie Curie ; 1905 : loi de séparation des Églises et de l’État.
Le XXème siècle et notre époque
La violence du XXème siècle :
- les deux conflits mondiaux ;
- l’extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre l’humanité.
La révolution scientifique et technologique, la société de consommation.
La Vème République.
La construction européenne.
1916 : bataille de Verdun ; Clemenceau ; 11 novembre 1918 : armistice de la Grande Guerre ; 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle ; Jean
Moulin ; 8 mai 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe ; 1945 : droit de vote des femmes en France ; 1957 : traité de Rome ; 1958 : Charles de Gaulle et la fondation de la Vème
République ; 1989 : chute du mur de Berlin ; 2002 : l’euro, monnaie européenne.
Géographie
Le programme de géographie a pour objectifs de décrire et de comprendre comment les hommes vivent et aménagent leurs territoires. Les sujets
étudiés se situent en premier lieu à l’échelle locale et nationale ; ils visent à identifier, et connaître les principales caractéristiques de la géographie de la France dans un cadre européen et
mondial. La fréquentation régulière du globe, de cartes, de paysages est nécessaire.
Le programme de géographie contribue, avec celui de sciences, à l’éducation au développement durable.
Les repères indispensables sont mentionnés en italique, ils intègrent et construisent progressivement le cadre européen et mondial du programme.
Ils peuvent être complétés en fonction des choix du professeur.
Des réalités géographiques locales à la région où vivent les élèves
- les paysages de village, de ville ou de quartier, la circulation des hommes et des biens, les principales activités économiques ;
- un sujet d’étude au choix permettant une première approche du développement durable (en relation avec le programme de sciences expérimentales
et de technologie) : l’eau dans la commune (besoins et traitement) ou les déchets (réduction et recyclage) ;
- le département et la région.
Étude de cartes.
Le territoire français dans l’Union européenne
- les grands types de paysages ;
- la diversité des régions françaises ;
- les frontières de la France et les pays de l’Union européenne.
Principaux caractères du relief, de l’hydrographie et du climat en France et en Europe : étude de cartes.
Le découpage administratif de la France (départements, régions) : étude de cartes.
Les pays de l’Union européenne : étude de cartes.
Les Français dans le contexte européen
- la répartition de la population sur le territoire national et en Europe ;
- les principales villes en France et en Europe.
Répartition de la population et localisation des principales villes : étude de cartes.
Se déplacer en France et en Europe
- un aéroport ;
- le réseau autoroutier et le réseau TGV.
Le réseau ferré à grande vitesse en Europe : étude de cartes.
Produire en France
- quatre types d’espaces d’activités : une zone industrialo-portuaire, un centre tertiaire, un espace agricole et une zone de tourisme.
Dans le cadre de l’approche du développement durable ces quatre études mettront en valeur les notions de ressources, de pollution, de risques
et de prévention.
La France dans le monde
- les territoires français dans le monde ;
- la langue française dans le monde (en relation avec le programme d’instruction civique et morale).
Ces deux questions s’appuieront sur une étude du globe et de planisphères : les océans et continents, les grands traits du relief de la
planète, les principales zones climatiques, les zones denses et vides de population, les espaces riches et pauvres à l’échelle de la planète.
Au cours de ces trois années, le programme peut être étudié dans l’ordre de sa présentation. Le CE2 peut être consacré aux “réalités
géographiques locales” ; au CM1, les élèves peuvent étudier “le territoire français dans l’Union européenne”, “la population de la France et de l’Europe” et “se déplacer en France et en Europe” ;
le CM2 peut être consacré aux parties “produire en France”, “la France dans le monde”.
PRATIQUES ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS
Pratiques artistiques
La sensibilité artistique et les capacités d’expression des élèves sont développées par les pratiques artistiques, mais également par la
rencontre et l’étude d’œuvres diversifiées relevant des différentes composantes esthétiques, temporelles et géographiques de l’histoire des arts.
1 - Arts visuels
Conjuguant pratiques diversifiées et fréquentation d’œuvres de plus en plus complexes et variées, l’enseignement des arts visuels (arts
plastiques, cinéma, photographie, design, arts numériques) approfondit le programme commencé en cycle 2. Cet enseignement favorise l’expression et la création. Il conduit à l’acquisition de
savoirs et de techniques spécifiques et amène progressivement l’enfant à cerner la notion d’œuvre d’art et à distinguer la valeur d’usage de la valeur esthétique des objets étudiés. Pratiques
régulières et diversifiées et références aux œuvres contribuent ainsi à l’enseignement de l’histoire des arts.
2 - Éducation musicale
L’éducation musicale s’appuie sur des pratiques concernant la voix et l’écoute : jeux vocaux, chants divers, en canon et à deux voix, en petits
groupes ou en formation chorale. Ces pratiques vocales peuvent s’enrichir de jeux rythmiques sur des formules simples joués sur des objets sonores appropriés. Grâce à des activités d’écoute, les
élèves s’exercent à comparer des œuvres musicales, découvrent la variété des genres et des styles selon les époques et les cultures. La perception et l’identification d’éléments musicaux
caractéristiques de la musique écoutée prolonge le travail engagé au CP et au CE1. Pratiques vocales et pratiques d’écoute contribuent à l’enseignement de l’histoire des arts.
HISTOIRE DES ARTS
L’histoire des arts porte à la connaissance des élèves des œuvres de référence qui appartiennent au patrimoine ou à l’art contemporain ; ces
œuvres leur sont présentées en relation avec une époque, une aire géographique (sur la base des repères chronologiques et spatiaux acquis en histoire et en géographie), une forme d’expression
(dessin, peinture, sculpture, architecture, arts appliqués, musique, danse, cinéma), et le cas échéant une technique (huile sur toile, gravure...), un artisanat ou une activité créatrice
vivante.
L’histoire des arts en relation avec les autres enseignements aide les élèves à se situer parmi les productions artistiques de l’humanité et les
différentes cultures considérées dans le temps et dans l’espace. Confrontés à des œuvres diverses, ils découvrent les richesses, la permanence et l’universalité de la création artistique.
En arts visuels comme en éducation musicale, au titre de l’histoire des arts, les élèves bénéficient de rencontres sensibles avec des œuvres
qu’ils sont en mesure d’apprécier. Selon la proximité géographique, des monuments, des musées, des ateliers d’art, des spectacles vivants ou des films en salle de cinéma pourront être découverts.
Ces sorties éveillent la curiosité des élèves pour les chefs-d’œuvre ou les activités artistiques de leur ville ou de leur région.
L’enseignement d’histoire des arts s’articule sur les six périodes historiques du programme d’histoire ; il prend en compte les six grands
domaines artistiques suivants :
- les arts de l’espace : architecture, jardins, urbanisme ;
- les arts du langage : littérature, poésie ;
- les arts du quotidien : objets d’art, mobilier, bijoux ;
- les arts du son : musique, chanson ;
- les arts du spectacle vivant : théâtre, chorégraphie, cirque ;
- les arts visuels : arts plastiques, cinéma, photographie, design, arts numériques.
Des indications concernant ces domaines sont présentées ci-dessous. Par ailleurs, une liste d’œuvres de référence sera publiée dans laquelle
chacun puisera à sa convenance.
La Préhistoire et l’Antiquité gallo-romaine
- Architecture préhistorique (un ensemble mégalithique) et antique (des monuments gallo-romains).
- Une mosaïque gallo-romaine.
- Peintures de Lascaux ; une sculpture antique.
Le Moyen Âge
- Architecture religieuse (une église romane ; une église gothique ; une mosquée ; une abbaye) ; bâtiments et sites militaires et civils (un
château fort ; une cité fortifiée ; une maison à colombage).
- Un extrait d’un roman de chevalerie.
- Un costume, un vitrail, une tapisserie.
- Musique religieuse (un chant grégorien) et musique profane (une chanson de troubadour).
- Une fête et un spectacle de la culture populaire et nobiliaire (le carnaval, le tournoi).
- Une fresque ; une sculpture romane ; une sculpture gothique ; un manuscrit enluminé.
Les Temps modernes
- Une architecture royale (un château de la Loire, Versailles), une architecture militaire (une fortification) ; une place urbaine ; un jardin à
la française.
- Des poésies de la Renaissance ; un conte ou une fable de l’époque classique.
- Une pièce de mobilier et de costume ; un moyen de transport ; une tapisserie.
- Musique instrumentale et vocale du répertoire baroque et classique (une symphonie ; une œuvre vocale religieuse). Une chanson du répertoire
populaire.
- Un extrait de pièce de théâtre.
- Des peintures et sculptures de la Renaissance, des XVIIème et XVIIIème siècles (Italie, Flandres, France).
Le XIXème siècle
- Une architecture industrielle (une gare). Urbanisme : un plan de ville.
- Des récits, des poésies.
- Des éléments de mobilier et de décoration et d’arts de la table (Sèvres, Limoges).
- Extraits musicaux de l’époque romantique (symphonie, opéra).
- Un extrait de pièce de théâtre, de ballet.
- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux (romantisme, réalisme, impressionnisme) ; un maître de la sculpture ; un
court-métrage des débuts du cinématographe ; des photographies d’époque.
Le XXème siècle et notre époque
- Architecture : ouvrages d’art et habitat.
- Des récits, nouvelles, récits illustrés, poésies.
- Design graphique (une affiche) ; design de transport (un train).
- Des musiques du XXème siècle (dont jazz, musiques de films, chansons).
- Spectacle de mime, de cirque, de théâtre ; un extrait d’un spectacle de danse moderne ou contemporaine.
- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux contemporains ; une sculpture ; des œuvres cinématographiques (dont le cinéma
muet) et photographiques ; des œuvres cinématographiques illustrant les différentes périodes historiques.
TECHNIQUES USUELLES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
La culture numérique impose l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et de l’internet. Dès l’école primaire, une attitude de
responsabilité dans l’utilisation de ces outils interactifs doit être visée. Le programme du cycle des approfondissements est organisé selon cinq domaines déclinés dans les textes règlementaires
définissant le B2i :
- s’approprier un environnement informatique de travail ;
- adopter une attitude responsable ;
- créer, produire, traiter, exploiter des données ;
- s’informer, se documenter ;
- communiquer, échanger.
Les élèves apprennent à maîtriser les fonctions de base d’un ordinateur : fonction des différents éléments ; utilisation de la souris, du
clavier. Ils sont entraînés à utiliser un traitement de texte, à écrire un document numérique ; à envoyer et recevoir des messages. Ils effectuent une recherche en ligne, identifient et trient
des informations.
Les technologies de l’information et de la communication sont utilisées dans la plupart des situations d’enseignement.
INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE
L’instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école
au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
Elle le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa vie d’écolier et, par là-même, de prendre conscience de manière plus
explicite des fondements même de la morale : les liens qui existent entre la liberté personnelle et les contraintes de la vie sociale, la responsabilité de ses actes ou de son comportement, le
respect de valeurs partagées, l’importance de la politesse et du respect d’autrui.
En relation avec l’étude de l’histoire et de la géographie, l’instruction civique permet aux élèves d’identifier et de comprendre l’importance
des valeurs, des textes fondateurs, des symboles de la République française et de l’Union européenne, notamment la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Au cours du cycle des approfondissements, les élèves étudient plus particulièrement les sujets suivants :
1. L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les
contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les gestes de premier secours, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des
risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui.
2. L’importance de la règle de droit dans l’organisation des relations sociales qui peut être expliquée, à partir d’adages juridiques (“nul n’est
censé ignorer la loi”, “on ne peut être juge et partie”, etc.).
3. Les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie : le refus des discriminations de toute nature, la démocratie
représentative (l’élection), l’élaboration de la loi (le Parlement) et son exécution (le Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale (protection sociale, responsabilité entre les
générations).
4. Les traits constitutifs de la nation française : les caractéristiques de son territoire (en relation avec le programme de géographie) et les
étapes de son unification (en relation avec le programme d’histoire), les règles d’acquisition de la nationalité, la langue nationale (l’Académie française).
5. L’Union européenne et la francophonie : le drapeau, l’hymne européen, la diversité des cultures et le sens du projet politique de la
construction européenne, la communauté de langues et de cultures composée par l’ensemble des pays francophones (en relation avec le programme de géographie).
Une vision partielle et partiale dès l’Antiquité puis relayée par des stéréotypes jusqu’au XIXème siècle
A considérer avec un regard critique
Une meilleure connaissance des Gaulois grâce à de nouvelles sources…
qui permettent de nuancer leur image
Conclusion
Celtes migrant depuis Europe de l’est vers l’ouest à l’âge du fer à partir de - 750 (Halstatt), connus essentiellement
par des sources écrites gréco-latines.
Barbare pour les Romains : ceux qui ne parlent par le grec ni le latin. Terme qui devient péjoratif (non
civilisé, violent…): à discuter
Rome pillée par des celtes en – 390 (victoire de Brennus) = traumatisme des Romains et image négative véhiculée par
auteurs gréco-latins
Caractéristiques des gaulois : apparence hirsute, comportements brutaux et irrationnels…
Au XIXème : image valorisée du guerrier gaulois
Au XXème : caricature du gaulois batailleur et glouton dans Astérix
Préjugés romains face à ce qui est différent, une valorisation des romains plus policés ( ?)
Des erreurs : le vin est encore très peu consommé en Gaule car très couteux, sacrifices humains non avérés sauf
peut-être tout début de la période…
Propagande de César : les Gaulois sont redoutables et il en a triomphé !
Propagande fin XIXème : la revanche contre l’Allemagne par la valorisation des Gaulois résistants à
l’envahisseur
Archéologie aérienne: structures de fermes gauloises. Etude des pollens : pas de Gaule recouverte de forêt.
Fouilles des oppida : Un habitat urbain qui apparait avant la conquête romaine
Un pays prospère : agriculture céréalière, élevage (salaisons), un artisanat de qualité : bijoux, armes,
charronnerie, matériel agricole
Une société organisée politiquement (des « cités » dirigées par les grandes familles de la noblesse, des
magistrats ou vergobrets) mais divisée en plusieurs peuples.
Une culture élaborée : Les druides connaissent l’écriture, la
médecine, l’astronomie, un système de croyances élaboré (réincarnations, polythéisme)
Des liens avec le monde gréco-romain : Commerce dès premier âge du fer
Une influence politique : monnaies gauloises sur le modèle gréco-romain
Des alliances avec Rome : les Eduens. Des gaulois mercenaires dans armées romaines
Pas des barbares même s’ils ont des comportements violents (rites sur les cadavres ennemis) et si les apports romains
seront décisifs (civilisation urbaine, écriture, droit…)
Nécessité de prendre de la distance pour enseigner ce thème
Strabon : auteur grec (Ier s. av JC – 1er s)
Jules César, Tite-live : auteurs romains (Id.)
César mieux renseigné : « Guerre des Gaules » - 58 - 52
Cheveux longs et barbes, gloutonnerie et ivresse, sacrifices humains, combats nus..
Fouilles du site d’Alesia sous Napoléon III
Banquets en fin de BD
Habit cousus (braies) et non drapés (toges), barbus et non imberbes…
Bibracte chez les Eduens
« moissonneuse gauloise », bracelets : torques
Diviciacos, druide des Eduens, vergobret, qui a rencontré Cicéron
Vase grec de Vix, liens avec Marseille (colonie grecque - 600), pièce de Vercingétorix à l’effigie
d’Apollon
Site de Ribemont sur Ancre (Somme) : sanctuaire avec ossements outragés et absence des crânes
LA CHRISTIANISATION DE LA GAULE
Présentation du sujet : caractéristiques de la christianisation en Gaule
Une christianisation qui commence plus tardivement : IIème – IIIème siècles
IVème Vème siècles : Des Chrétiens gaulois qui résistent à l’hérésie, deviennent plus nombreux et
s’organisent
VIème – VIIIème siècles : L’Eglise alliée du pouvoir mérovingien et facteur de stabilité, d’unité.
Conclusion
La Christianisme s’est développé et a triomphé plus tôt dans le bassin oriental de la Méditerranée. Incompréhension des
Romains face à cette nouvelle religion et persécutions sporadiques (Dioclétien – IIIème siècle) - Empire officiellement chrétien :
380
Gaule tardivement et lentement christianisée et avec de nombreux obstacles, plus qu’ailleurs ?
En Gaule gallo-romaine : culte impérial + maintien des pratiques polythéistes gauloises
IInd siècle seulement : apparition du Christianisme dans les villes du sud, particulièrement de la vallée du
Rhône, car propagée par des commerçants venus d’Orient.
Comme dans le reste de l’Empire : hostilité d’une part de la population face à cette religion étrange :
monothéiste donc exclusive, prêchant l’amour du prochain, pratiquant des rites mystérieux.
Persécutions ponctuelles : en 177 à Lyon.
Les campagnes résistent et conservent les rites anciens : magie, cultes gaulois
Une hérésie progresse dans l’empire au IVème siècle : l’arianisme (conteste le dogme de la Trinité).En Gaule, les
évêques Hilaire (Poitiers) et Martin (Tours) restent fidèles à la foi romaine.
Ces deux grands saints fondent les 1ers monastères.
Le nombre des Chrétiens augmente dans les villes. Les évêques y sont élus dans le cadre des cités.
Dans les campagnes : action évangélisatrice de St Martin puis d’autres évêques qui « christianisent » les
pratiques païennes.
Les peuples germaniques qui envahissent l’Europe de l’Ouest au Vème siècle sont ariens sauf les Francs restés païens.
Conversion de Clovis (baptême vers 496 -506, rôle de Clotilde, St Rémi évêque de Reims) au christianisme romain = appui des évêques, du pape et de l’aristocratie
gallo-romaine.
Les successeurs de Clovis conservent le soutien de l’Eglise : Dagobert encourage le culte de St Denis près de
Paris.
La société est en bonne voie de christianisation : basiliques en ville, lieux de pèlerinage, fondations de
paroisses rurales, surtout multiplication des monastères
Dans le contexte d’affaiblissement du pouvoir central avec les derniers Mérovingiens, l’Eglise est un facteur de
stabilité et de conservation de la culture antique : langue latine, copie…
Les Carolingiens maintiendront l’alliance avec l’Eglise. Charlemagne créera un empire franc et chrétien :
Christianisme = base de la construction de la France. Société médiévale profondément chrétienne même si dans les campagnes, survivances longtemps de pratiques païennes sous
« vernis » chrétien.
Voyages de St Paul
Conversion de Constantin 312
Magistrats gaulois avec charges religieuses : flamines. Sanctuaires gaulois : les fana
Syncrétisme : Apollon Borvo, dieu guérisseur
Source : Eusèbe de Césarée qui rapporte une lettre de la communauté des chrétiens de Lyon : Martyre de
Blandine et l’évêque Pothin,
312 : concile d’Arles : seulement 16 évêques gaulois
Monastère de Ligugé près de Poitiers : 360
St Germain – Auxerre
Noël
Biographe de Clovis : Grégoire, évêque de Tours
Son 1er ministre St Eloi : évêque de Noyon
Pèlerinage au tombeau de St Matin à Tours
Abbaye de Jumièges - Règles de St Benoit (Italie) ou de St Colomban (Irlande)
Charles « martel » contre les musulmans (Poitiers 732)